Les saisons influencent nos choix alimentaires, mais ces habitudes pourraient avoir des répercussions bien plus profondes sur notre santé que nous l'imaginons. Une étude récente menée par des chercheurs de l'Université de Californie à San Diego a mis en lumière les effets de la température des aliments sur notre bien-être mental et physique.
L'effet réconfortant des plats chauds
Au cours de cette étude, 415 participants ont partagé leurs habitudes alimentaires en précisant la quantité d'aliments chauds et froids consommés, tout en notant leurs émotions et symptômes digestifs. Les résultats montrent que ceux qui privilégiaient les aliments froids, notamment en été, rapportaient davantage de problèmes tels que l'anxiété, l'insomnie et des troubles digestifs. En revanche, les boissons chaudes consommées durant l'hiver étaient associées à un meilleur sommeil et à une diminution des symptômes anxieux, surtout chez les participants d'origine européenne.
La connexion intestin-cerveau
Les chercheurs soulignent que ces observations ne sont pas inédites. Des études antérieures avaient déjà établi un lien entre la consommation d'aliments froids et des troubles digestifs, particulièrement chez les personnes âgées. Ce phénomène pourrait être expliqué par l'axe intestin-cerveau, qui relie nos systèmes digestif et nerveux par le biais du nerf vague. Un déséquilibre dans le microbiote intestinal peut être un facteur de risque pour des troubles dépressifs, tandis que des plats chauds semblent avoir un effet protecteur.
L'impact hormonal des choix alimentaires
Les scientifiques avancent également l'hypothèse qu'une alimentation froide pourrait perturber l'équilibre hormonal, entraînant des fluctuations des neurotransmetteurs associés à la régulation des émotions. À l'opposé, les aliments et boissons chauds paraissent avoir une action bénéfique sur ces mécanismes, contribuant ainsi à un mieux-être général.







