En avril, l'agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et l'Institut de veille sanitaire (InVS) inaugureront une étude afin de déterminer si les amateurs de poissons de rivières courent un plus grand risque d'exposition aux polychlorobiphényles (PCB) comparés à la population générale.
Les PCB, des composés chimiques potentiellement nocifs, sont principalement ingérés à travers des produits d'origine animale, tels que les poissons, viandes, et produits laitiers. Bien que l'ensemble des Français soit exposé à de très faibles niveaux de PCB via leur alimentation, certains poissons d'eau douce pourraient présenter des concentrations plus élevées en raison de la pollution locale. Les résultats de cette enquête sont attendus pour février 2011.
Une enquête auprès de 900 foyers de pêcheurs
Cette étude impliquera 900 foyers de pêcheurs amateurs répartis sur six zones de pêche, allant des sites contaminés aux zones non touchées par les PCB. Les chercheurs procéderont à une analyse des niveaux de PCB dans le sang ainsi que des habitudes alimentaires des consommateurs de poissons de rivière et de ceux qui n'en consomment pas.
Mesures et recommandations sur la consommation
En parallèle, le niveau de contamination de différentes espèces de poissons sera évalué. L'étude, prévue pour se dérouler sur plusieurs mois, vise à établir des recommandations précises concernant la fréquence de consommation sûre de ces poissons, ajustées par espèce et par population cible. Les conclusions seront partagées avec le public en février 2011.
Financée par le ministère de la Santé, cette initiative s'inscrit dans le cadre d'un plan d'action plus large sur les PCB, lancé en février 2008 par les ministères de l'Écologie, de l'Agriculture, et de la Santé.







