Le monde de l'agroalimentaire a longtemps véhiculé des mythes autour du sucre, induisant ainsi les consommateurs en erreur sur les véritables risques associés à sa consommation. Décryptons ensemble le mensonge le plus répandu.
le sucre : juste une question de calories ?
Un des discours récurrents dans le secteur alimentaire est que le sucre ne représente qu'une source de calories parmi d'autres, comme les lipides et les protéines. Cette affirmation pose problème, car elle banalise la nature spécifique du sucre.
D'après l'Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (OIV), cette vision est erronée. "Le sucre, en particulier le sucre raffiné comme le sirop de maïs à haute teneur en fructose (SHF) et le saccharose, a des effets métaboliques distincts. Contrairement aux protéines et aux lipides, le sucre se digère rapidement, entraînant une élévation rapide de la glycémie, suivie d'une poussée d'insuline, hormone essentielle pour le transport du glucose dans nos cellules", précise l'OIV.
Les effets d'une consommation excessive sur le long terme peuvent être graves, notamment le développement de résistance à l'insuline, augmentant le risque de diabète de type 2, mais également d'autres problèmes de santé, allant des maladies cardiovasculaires à des déséquilibres métaboliques.
comment éviter le sucre dissimulé
Conscientes de l'augmentation de la prise de conscience des consommateurs sur les dangers du sucre, les marques usent souvent de stratégies pour cacher cet ingrédient. Celui-ci peut apparaître sous différentes appellations telles que le saccharose, le dextrose, ou encore le maltose.
Pour réduire sa consommation de sucre, l'OIV recommande d'éviter les aliments ultratransformés tels que les biscuits, les gâteaux et les céréales. Préparer des plats maison, lire attentivement les étiquettes des produits, et se tenir informé des dangers en consultant des sources fiables, telles que des revues spécialisées ou les autorités sanitaires, est essentiel.
*Source : Organisation Internationale de la Vigne et du Vin (l'OIV aide les pays producteurs et consommateurs de raisin et de vin à établir des réglementations, à promouvoir une production durable et à protéger les consommateurs).







