Des chercheurs ont peut-être mis la main sur la clé de la longévité surprenante des résidents de l'île d'Ikaria en Grèce. Ces habitants, qui atteignent fréquemment l'âge vénérable de 90 ans, continuent de savourer le café grec, riche en polyphénols.
Cette étude récente, publiée dans le Journal de médecine cardio-vasculaire SAGE, ne met pas en avant l'huile d'olive ou les lycopènes présents dans les tomates, mais se concentre sur les bienfaits du traditionnel café grec, également connu sous le nom de café bouilli.
Les vertus du café grec
Selon le Dr Gerasimos Siasos, principal auteur de l'étude, « le café grec typique, bien qu'il contienne peu de caféine, est une source importante de polyphénols et d'antioxydants bénéfiques pour la santé cardiovasculaire ». Les préconisations des chercheurs évoquent que la consommation quotidienne de ce café artisanal pourrait expliquer pourquoi les insulaires d'Ikaria sont deux fois plus nombreux que les autres Européens à atteindre l'âge de 90 ans, tout en vieillissant en bonne santé.
Les bienfaits des polyphénols
D'autres recherches ont déjà mis en lumière le rôle protecteur des composés antioxydants du café dans des maladies comme le diabète de type 2, la maladie de Parkinson et certains cancers, particulièrement ceux touchant le système digestif. Pour les auteurs de cette étude, l'énorme part des insulaires, soit 87%, qui consomment exclusivement du café grec, semble bénéficier d'effets amplifiés liés à la présence accrue de polyphénols.
Préparation du café grec
Pour ceux souhaitant découvrir ce breuvage, voici une recette simple :
- 1/3 de tasse d’eau
- 1 cuillère à soupe de sucre
- 1 cuillère à soupe de café grec
Combinez ces ingrédients dans une casserole et remuez sur le feu jusqu'à ce que le sucre soit dissous et le mélange homogène. Éteignez le feu lorsque le mélange atteint le point d’ébullition, sans laisser bouillir. Une mousse, appelée kaemaki en grec, se forme alors. Servez doucement pour obtenir un café avec un peu de marc au fond et une belle mousse sur le dessus.







