La façon dont nous nous alimentons peut influencer notre bien-être et même notre longévité. Selon Anthony Fardet, docteur en nutrition humaine à l'INRA, il est possible de gagner jusqu'à 10 ans d'espérance de vie en adoptant une alimentation plus consciente et plus adaptée. Non seulement cela améliore notre santé, mais cela a également un impact positif sur notre planète.
Adopter une assiette plus végétale
Pour le bien de notre santé et celle de la planète, la répartition idéale des aliments serait de 80 % d'origine végétale et 20 % d'origine animale. En France, la consommation actuelle est d'environ 30 à 40 % d'aliments d'origine animale, un chiffre qu'Anthony Fardet encourage à réduire de moitié. « Environ 50 % des terres agricoles mondiales sont réservées à l'élevage, ce qui est insoutenable », souligne-t-il.
Il conseille également de limiter la consommation de viande à 500 g par semaine, en excluant notamment la viande transformée comme les charcuteries et autres produits contenant des conservateurs. Un excès de viande rouge ou transformée pourrait augmenter le risque de cancer colorectal de 15 % à cause des éléments néfastes produits lors de la cuisson et de la teneur en fer hémique.
Favoriser une alimentation riche en céréales complètes et en légumineuses est à la fois bénéfique pour notre santé et la planète. Les légumineuses, par exemple, nécessitent peu d'engrais pour croître, ce qui contribue à la durabilité environnementale.
Manger varié pour renforcer son immunité
La diversité alimentaire joue un rôle crucial dans le soutien de notre système immunitaire. En consommant des fruits et légumes colorés, nous boostons notre apport en antioxydants, essentiels pour lutter contre le stress oxydatif, cause de nombreuses maladies.
« Ce stress oxydatif est responsable de près de 100 maladies », précise Fardet, soulignant l'importance d'une alimentation variée.
Éliminer les produits industriels de son alimentation
La surconsommation de produits ultra-transformés est liée à l'augmentation des maladies de civilisation telles que le diabète, l'obésité et le cancer. « Les consommateurs de produits industriels sont souvent les plus touchés par ces maladies, tandis que ceux qui se dirigent vers des aliments peu transformés vivent généralement plus longtemps et en meilleure santé », conclut Anthony Fardet.
Aucun aliment en soi n'est mauvais tant qu'il n'est pas excessivement transformé. Les aliments très transformés entraînent une sensation de faim accrue et favorisent le grignotage. Préférez les aliments naturels, peu raffinés, comme les céréales complètes par rapport aux variétés blanches, et choisissez une pomme plutôt qu'un jus de pomme.







