Le mercure se cache dans le thon en boîte. À quelle fréquence peut-on donc le savourer sans risque ? Les conseils avisés d'une diététicienne.
Saviez-vous que le thon est le poisson le plus riche en protéines ? Avec environ 30 grammes pour 100 g, il est particulièrement apprécié. Ce poisson maigre est également une source précieuse d'oméga-3, notamment de DHA, qui couvre 40 % des apports quotidiens recommandés. Outre cela, il fournit du phosphore et de la vitamine D, deux éléments vitaux pour la santé osseuse, ainsi que du sélénium, un antioxydant essentiel, et plusieurs vitamines du groupe B, qui soutiennent l'énergie et le système immunitaire.
Une consommation limitée est conseillée
Pourtant, le thon en boîte est souvent pointé du doigt en raison de sa teneur en métaux lourds. Que dit la science à ce sujet ? Dans une vidéo fraîchement publiée sur Instagram, la diététicienne-nutritionniste Violette Babocsay, présente sous le pseudo @violette.diet, nous éclaire.
Elle déclare : "Le thon accumule effectivement beaucoup de mercure. Pour cette raison, il vaut mieux diversifier les types de poissons que vous consommez et se limiter à une portion [environ une boîte] de thon par semaine.”
Toutes les marques concernées par la contamination
Cela soulève des préoccupations. Une enquête récente, publiée en octobre 2024 par l'ONG Bloom, a révélé que "sur 148 boîtes examinées dans cinq pays européens (Allemagne, Angleterre, Espagne, France et Italie), 100 % étaient contaminées au mercure". De plus, "57 % des échantillons testés dépassaient la limite maximale de mercure autorisée pour les poissons".
Peut-être serait-il plus judicieux de se diriger vers un savoureux pavé de saumon. "Contrairement à certaines idées reçues, il n'y a que des traces de plomb dans le saumon, ce qui ne constitue pas un risque majeur pour la santé,” conclut Violette Babocsay.







