Surnommé arbre de longévité, le baobab est un superaliment qui regorge de vertus. Sa pulpe, riche en antioxydants et en nutriments, affiche des taux impressionnants de vitamine C et de calcium. Commercialisé en Europe depuis 2008, ce fruit a déjà conquis le Royaume-Uni où sa popularité ne cesse de croître. Nous faisons le point avec la nutritionniste Florence Foucaud sur cet ingrédient aux multiples promesses.
Les applications du baobab dans l'industrie alimentaire sont variées : que ce soit sous forme d'huile pour les cheveux, de barres de céréales revitalisantes ou de poudre mélangée à des yaourts, l'imagination des fabricants ne connaît pas de limites. Arrivé sur le marché en 2015, le baobab est un succès en Angleterre, où ses ventes ont explosé de 200 % entre 2012 et 2013, selon le site Mirror. En tant qu'élément traditionnel de la culture africaine, il trouve ses racines dans les cuisines et médecines locales. Cependant, comme le souligne Florence Foucaud, il est important d'éviter la surconsommation de ce superaliment, qui, bien que bénéfique, présente également des contre-indications.
Des valeurs nutritionnelles record... si consommé avec modération
Soumis à des études approfondies, le baobab révèle des valeurs nutritionnelles exceptionnelles. Sa pulpe en poudre contient jusqu'à six fois plus de vitamine C qu'une orange (280 mg pour 100 g) et trois fois celle du kiwi. Avec une proportion de potassium six fois supérieure à celle des bananes et des propriétés antioxydantes dix fois plus puissantes que celles des baies de goji, le baobab est un véritable concentré de bienfaits, le tout avec une valeur énergétique de seulement 162 kcal pour 100 g.
Cependant, la nutritionniste Florence Foucaudmet en garde contre une consommation excessive. "Bien que la poudre de baobab soit riche en vitamine C, elle contient également 44 g de fibres pour 100 g, un chiffre exorbitant par rapport aux recommandations journalières de 35 g pour un adulte. Cela peut engendrer des désagréments intestinaux. De plus, son niveau élevé de potassium peut être problématique pour les personnes souffrant de troubles cardiaques ou rénaux," explique-t-elle.
Une consommation modérée, comme ajouter de la poudre dans un yaourt ou un smoothie de temps à autre, peut aider à combattre la fatigue. Cependant, Florence Foucaud souligne les limites des gélules de baobab qui, en plus d'être coûteuses, n'apportent aucune saveur et ne remplacent pas une alimentation variée. "La vitamine C excédentaire s'élimine par les urines, donc le dosage est essentiel. Une ou deux cuillères à café par jour, comme petite cure, peuvent avoir un effet bénéfique," conclut-elle.
Il est également inutile de substituer la farine par de la poudre de baobab, car la cuisson dégrade en grande partie ses fibres et ses nutriments. Sonia Manzi, directrice commerciale Europe du groupe Baobab Fruit Company, insiste sur la nécessité d'opter pour des produits de qualité : "Les produits disponibles sur le marché ne répondent pas toujours aux normes sanitaires. La provenance de certains fruits est souvent omise, rendant impossible pour le consommateur de vérifier leur qualité. Nous nous battons pour que cela change," déclare-t-elle.







