Dans un cadre accueillant, les relais routiers se démarquent par leur cuisine française authentique à des prix abordables. Un phénomène qui touche même le prestigieux XVIe arrondissement de Paris.
Une histoire qui commence en 1934
Tout débute avec François de Saulieu, journaliste au Paris Midi, qui, touché par la solitude des camionneurs, crée en 1936 le journal Les Routiers. La nécessité d’espaces de convivialité l’amène à ouvrir des relais où les chauffeurs peuvent se reposer et se restaurer. Avec environ 600 établissements à la renommée établie le long des nationales françaises, le macaron rouge et bleu en est le symbole. Les relais offrent non seulement des sanitaires et de l’hospitalité, mais également un repas copieux à un coût très raisonnable.
Le retour en grâce des relais routiers à Paris
Depuis plusieurs années, la popularité des relais routiers croît, y compris dans la capitale. Des établissements comme Aux Bons Crus et Les Marches attirent une clientèle variée, allant des ouvriers aux cadres supérieurs. La décoration rétro, typique des années 1950, et une ambiance conviviale au cœur de Paris participent à cette nouvelle tendance. Le succès remarquable de ces relais prouve que leur charme désuet attire même des figures du style comme le couturier Paul Smith.
L'authenticité d'un repas français traditionnel
Ce qui définit un relais routier, c’est sa cuisine authentique. À Les Marches, le steak au poivre est un incontournable, tandis que d’autres plats emblématiques comme la tête de veau témoignent d’un respect des traditions culinaires françaises. La formule repas entre 12 et 18 euros fluctue avec le marché, mais demeure une bonne affaire. Ce retour aux sources gastronomiques met en avant des ingrédients locaux, témoignant d'une démarche éco-responsable sans céder à la mode : aucun plat vegan ne viendra troubler ces cuisines traditionnelles.







